Bob Dylan rend hommage à Sinatra sans violons ni trompettes.

Après Iggy POP, Bryan FERRY, Rod STEWART , Lady GAGA, c’est Bob DYLAN le folk singer septuagénaire qui lâche, le temps d’un album,  le « protest song »,  pour revisiter la romance jadis sublimée par « The Voice ».

C’est avec seulement cinq musiciens, sans violons ni trompettes,  et un enregistrement en prise directe que le génie de la pop des 60’s a pris la décision de ramener « à la lumière du jour » ces sublimes balades des grands auteurs & compositeurs des années 30-40, faisant l’apanage des grandes comédies musicales et autres films romantiques.

Il faut dire que quand un artiste « pop » tel que Rob Stewart fixe sa voix sur ces géniaux et intemporels « standards américains », le résultat est tout simplement sublime car le son est celui des années 2000, les arrangements nouveaux et la voix de ces ex-rockers ou rois de la pop donne un relief nouveau à de magnifiques thèmes et paroles que tout le monde a dans un coin de sa mémoire.

Quand c’est Bob Dylan qui s’y colle, évidemment, c’est un peu moins « glam chic » mais beaucoup plus « roots », avec une voix imparfaite, des sonorités guitaristiques et c’est ainsi que l’on peut, effectivement, dire que Bob sort les thèmes de leur écrin de soie et de strass. Pas de « New York New York » dans l’album  mais un choix de titres propres à l’univers nuiteux et urbain d’un Dylan bluesy-nostalgique.

De « I’m a fool to want you » à « Some enchanted evening », Bob Dylan n’est pas en smoking, même s’il continue à arborer le chapeau.

Il « grunge » quelque peu l’affaire mais entre cependant dans la grande fratrie des artistes présents sur notre antenne. D’autant plus que l’un des grands « fans » français de Bob Dylan, grand artiste populaire lui-même et ami de la radio, nous réserve prochainement une surprise discographique pour Crooner… devinez qui c’est !

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Par Jean-Baptiste TUZET