Norah Jones sort son nouvel album « Pick me up off the floor »

Norah Jones est de retour avec neuvième album Jazz contemporain

Ca y est, il sort enfin, le nouvel album de Norah Jones s’intitule « Pick me up of the floor », « sortez-moi de la réalité, enlevez moi les pieds du sol, venez me chercher à terre ». Et pourtant dans son clip « I’m alive », on voit la jolie Norah au piano dans une sorte de soirée confinée ou clandestinement des trentenaires sympathiques font cocktail, comme une sorte de Coronapéro clandé, mais chic, avec ce style inimitable de la jeune prodige, de la romance sophistiquée qui nous avais tous séduits depuis son album « Come away with me », paru en 2002.

Quand à cette époque on écoute Norah, fille du grand Cithariste Ravi Shankar, la star des « baba cool », le roi du son indien dans les 60’s, on ne savait pas encore qu’elle allait rafler une série de grammy awards et vendre plus de 40 millions d’albums.

Contrairement à Ravi Shankar, Norah n’a rien de « Baba », plutôt « Bobo », mais surtout elle inspire un sentiment universel : que tous les humains ont connu, au moins une fois : celui de la rencontre et du premier rapport sexuel amoureux. Pour comprendre cette assertion sensible, il faut imaginer l’histoire suivante : nous sommes un samedi matin, peu après une longue soirée de fête : ce soir-là, mademoiselle, vous ne vouliez pas venir à la crémaillère de votre cousin, vous étiez plutôt en « mode Bridget Jones », chips, coca et série Netflix toute seule chez vous.

C’est alors que François le cousin a insisté : « Allez, viens ma cousine, il n’y aura pas que des geeks de chez Microsoft », et ce soir-là vous avez rencontré, Alex, de 10 ans votre cadet : sensible, imprévu, délicieusement insupportable. Il ne vous a pas lâchée et je ne sais comment, après une traversée de paris assez inattendue, au volant de sa vieille Triumph, à l’image du héros romantique de Lalaland, vous vous êtes retrouvés dans son loft de la porte des Lilas.

Vous avez rebu, et vous avez commis la chose. Et maintenant il est 7h du mat, vous êtes dans le Uber qui vous ramène dans votre studio de provinciale à Paris, et dans ce taxi, en DAB+ : il y a Crooner radio qui diffuse un titre du nouvel album de Norah Jones, extrait de son nouvel album « Pick me up off the floor ».

Fatiguée de la nuit, mais heureuse, vous vous laissez bercer par ce titre, car la voix feutrée, veloutée de Norah Jones, quel que soit l’époque, inspire la même chose : une soirée un peu folle qui se termine au petit matin, avec le cœur et le corps à l’envers, mais un sentiment de renouveau et de quiétude.

Ressentez-vous ce que je veux dire ? Oui ! Alors, écoutez «How I Weep » ou «Stumble on my way »,   c’est bien, à chaque fois,  de cela dont on parle !