Définition du mot : Crooner, de l’anglais To Croon « chanteur de charme ».

Qu’est-ce qu’un crooner ? Qui sont ces chanteurs de charme à la voix de velours qui susurre à l’oreille des femmes ?

CROONER le mot anglo-américain vient du verbe « To Croon » signifiant sussurer, au sens strict. Au sens large, l’aventure des « Crooners », ces chanteurs qui se sont mis à susurrer des chansons tendres à l’intention du public féminin, remonte à l’avènement de la radio en Amérique.

C’est en effet la radio et plus précisément l’invention formidable du micro qui a permis aux chanteurs de l’époque de pouvoir baisser le volume de leur voix, en jouant avec le micro, pour finalement susurrer, grâce au pouvoir du micro, à des milliers d’auditrices en pamoison, de l’autre côté du poste radio. Ces dernières, l’oreille collée au poste radio, pensaient qu’à elle seule la chanson intimiste était destinée.

Ainsi naquirent les Crooners et cette façon de chanter très sexy, grave dans la voix et intimiste.

C’est dans la fin des années 20, aux Etats-Unis, que le grand public américain découvre la radio. Les artistes chanteurs, de leur côté y font leurs premières apparitions vocales.

Avant la radio, il n’y avait pas de micro et les chanteurs du début des années 20, utilisaient souvent un portevoix pour arriver à se faire entendre devant l’orchestre.

Dès lors que ces mêmes chanteurs furent invités à la radio, seuls devant l’énorme microphone, avec l’orchestre plusieurs mètres derrière, ils découvrirent avec ravissement le pouvoir de leur voix à la radio et la manière de la moduler grâce aux Micro.

Dans les années 30 Bing Crosby, le premier grand Crooner populaire en Amérique chante même « Learn to Croon » : apprendre à Crooner ! et la BBC montre en images le phénomène, étroitement lié à la radio.

Plus récemment c’est Michael Bublé qui, à l’occasion d’une émission de radio entre copains, nous révèle le secret du Crooning !

En France nait dans les années 2010 la radio « Crooner Radio » : le terme Crooner y prend une autre dimension, réunissant dans sa programmation, les grands ténors du swing et du showbizness américain (de Sinatra à Nat King Cole), que l’on appelait réellement des Crooners avec d’autres artistes ayant adopté, le temps d’un ou plusieurs albums, la « Crooner attitude » (de Marvin Gaye à Rod Stewart) et, plus généralement, toutes les divas ou ladies jazzy, dans cette même Crooner attitude, entourées généralement de grandes formation musicales comportant une section de cordes et de cuivres.

Comme si le mot « Crooner » prenait une nouvelle dimension : celle d’un label de qualité pour la réinterprétation de tous les grands « standards » internationaux qui ont fait le tour du monde. Par les plus belles voix internationales, dans une acception « premium », haut de gamme.

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