Norah Jones & Josh Homme : quand le minimalisme chic revisite “Something Stupid”
Il existe aujourd’hui, chez les artistes pop anglo-saxons les plus en vue, une véritable tendance : revisiter les standards glamour du passé en les dépouillant de tout clinquant. Exit les grands arrangements, les orchestrations démonstratives, les effets de manche. Place à la pureté, au groove, à l’intimité, souvent avec des interprètes inattendus, décalés, presque anti‑showbiz. Une manière de rendre hommage à l’âge d’or sans tomber dans la carte postale nostalgique. C’est dans cet esprit que s’inscrit la dernière trouvaille de Norah Jones, figure majeure du cool contemporain, qui multiplie depuis quelques mois les rencontres musicales dans sa série de podcasts “Norah Jones Is Playing Along” dans lequel elle a recemment reçu Josh Homme. Un format simple, chaleureux, où elle reçoit des artistes qu’elle admire, discute musique, et surtout… joue avec eux, comme à la maison.
Une rencontre improbable : Norah Jones & Josh Homme
Parmi ses invités récents, un nom a surpris : Josh Homme, chanteur, guitariste, compositeur, et figure importante du rock américain. Un colosse du désert, fondateur de Queens of the Stone Age, groupe culte du rock alternatif, connu pour ses riffs hypnotiques, un son lourd immédiatement reconnaissable et des grands titres comme No one knows. Un artiste respecté, mais encore méconnu du grand public français, souvent réduit à son image de “guitar hero”.
Pourtant, derrière la façade rock, Josh Homme est un mélodiste raffiné, passionné par les harmonies vocales, les chansons intemporelles, et même — surprise — par Frank Sinatra, qu’il cite régulièrement comme influence. Une passion qu’il partage avec Iggy Pop, autre compagnon de route, qui s’est lui aussi découvert tardivement un amour pour les standards de “Ol’ blue eyes”.
“Something Stupid” : un standard revisité au coin du feu
Lors de leur rencontre en studio, Norah Jones et Josh Homme se sont lancés dans une reprise spontanée de “Somethin’ Stupid”, le tube de Frank et Nancy Sinatra. Une version unplugged, minimaliste, presque improvisée, comme si les deux artistes la chantaient “devant la cheminée”, sans autre ambition que le plaisir du moment.
Le résultat est d’une élégance désarmante :
- Norah Jones apporte son phrasé feutré, cette douceur qui semble flotter comme le soleil d’un dimanche matin paisible.
- Josh Homme, lui, dévoile une voix grave, chaude, étonnamment tendre, loin de l’énergie brute de ses albums rock.
Le duo fonctionne à merveille. On y entend deux artistes qui s’écoutent, se répondent, se découvrent. Une complicité rare, captée dans l’instant
Devant l’enthousiasme suscité par ce moment, le live du podcast est devenu un titre commercialisé sur les grandes plateformes d’écoute, preuve que la magie opère bien au-delà du studio.
Josh Homme : un géant du rock à redécouvrir
Pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore, Josh Homme mérite quelques lignes supplémentaires. Il est, entre autres :
- Le Fondateur de Queens of the Stone Age, groupe majeur depuis la fin des années 90.
- Le Collaborateur recherché, ayant travaillé avec Iggy Pop, Dave Grohl, Mark Lanegan, Arctic Monkeys…
- Le Producteur exigeant, architecte d’un son unique, à la fois lourd, épique et sophistiqué.
- Le Chanteur au spectre large, capable de puissance comme d’une certaine douceur, à la façon de son idole Sinatra.
Cette reprise avec Norah Jones révèle une facette plus intime, plus vulnérable, presque crooner — un mot qui, touche bien sûr, la radio du même nom.
Le featuring Josh Homme & Norah Jones : un geste artistique dans l’air du temps
Cette collaboration s’inscrit dans une tendance plus large : celle des artistes contemporains qui revisitent les standards avec un décalage roots très chic. On pense notamment à Thomas Dutronc, qui avait repris “La Vie en Rose” avec Billy Gibbons de ZZ Top dans son album Frenchy. Mais on peut également citer le guitariste et chanteur du groupe mondial Dire Straits, Mark Knopfler qui s’adonne parfois au blue, à la country et à des balades proches du style crooner. Même esprit : un pont entre deux mondes, une élégance sans apprêt, un clin d’œil complice à l’histoire de la chanson.
Norah Jones et Josh Homme, chacun à leur manière, perpétuent cette tradition : rendre hommage sans imiter, moderniser sans trahir, surprendre sans provoquer.
Un duo inattendu, mais finalement évident. Un moment suspendu. Un standard réinventé. Et une preuve supplémentaire que la musique, quand elle est sincère et mélodique, transcende les styles et les genres.
Norah Jones & Josh Homme : quand le minimalisme chic revisite “Something Stupid”
Il existe aujourd’hui, chez les artistes pop anglo-saxons les plus en vue, une véritable tendance : revisiter les standards glamour du passé en les dépouillant de tout clinquant. Exit les grands arrangements, les orchestrations démonstratives, les effets de manche. Place à la pureté, au groove, à l’intimité, souvent avec des interprètes inattendus, décalés, presque anti‑showbiz. Une manière de rendre hommage à l’âge d’or sans tomber dans la carte postale nostalgique. C’est dans cet esprit que s’inscrit la dernière trouvaille de Norah Jones, figure majeure du cool contemporain, qui multiplie depuis quelques mois les rencontres musicales dans sa série de podcasts “Norah Jones Is Playing Along” dans lequel elle a recemment reçu Josh Homme. Un format simple, chaleureux, où elle reçoit des artistes qu’elle admire, discute musique, et surtout… joue avec eux, comme à la maison.
Une rencontre improbable : Norah Jones & Josh Homme
Parmi ses invités récents, un nom a surpris : Josh Homme, chanteur, guitariste, compositeur, et figure importante du rock américain. Un colosse du désert, fondateur de Queens of the Stone Age, groupe culte du rock alternatif, connu pour ses riffs hypnotiques, un son lourd immédiatement reconnaissable et des grands titres comme No one knows. Un artiste respecté, mais encore méconnu du grand public français, souvent réduit à son image de “guitar hero”.
Pourtant, derrière la façade rock, Josh Homme est un mélodiste raffiné, passionné par les harmonies vocales, les chansons intemporelles, et même — surprise — par Frank Sinatra, qu’il cite régulièrement comme influence. Une passion qu’il partage avec Iggy Pop, autre compagnon de route, qui s’est lui aussi découvert tardivement un amour pour les standards de “Ol’ blue eyes”.
“Something Stupid” : un standard revisité au coin du feu
Lors de leur rencontre en studio, Norah Jones et Josh Homme se sont lancés dans une reprise spontanée de “Somethin’ Stupid”, le tube de Frank et Nancy Sinatra. Une version unplugged, minimaliste, presque improvisée, comme si les deux artistes la chantaient “devant la cheminée”, sans autre ambition que le plaisir du moment.
Le résultat est d’une élégance désarmante :
- Norah Jones apporte son phrasé feutré, cette douceur qui semble flotter comme le soleil d’un dimanche matin paisible.
- Josh Homme, lui, dévoile une voix grave, chaude, étonnamment tendre, loin de l’énergie brute de ses albums rock.
Le duo fonctionne à merveille. On y entend deux artistes qui s’écoutent, se répondent, se découvrent. Une complicité rare, captée dans l’instant
Devant l’enthousiasme suscité par ce moment, le live du podcast est devenu un titre commercialisé sur les grandes plateformes d’écoute, preuve que la magie opère bien au-delà du studio.
Josh Homme : un géant du rock à redécouvrir
Pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore, Josh Homme mérite quelques lignes supplémentaires. Il est, entre autres :
- Le Fondateur de Queens of the Stone Age, groupe majeur depuis la fin des années 90.
- Le Collaborateur recherché, ayant travaillé avec Iggy Pop, Dave Grohl, Mark Lanegan, Arctic Monkeys…
- Le Producteur exigeant, architecte d’un son unique, à la fois lourd, épique et sophistiqué.
- Le Chanteur au spectre large, capable de puissance comme d’une certaine douceur, à la façon de son idole Sinatra.
Cette reprise avec Norah Jones révèle une facette plus intime, plus vulnérable, presque crooner — un mot qui, touche bien sûr, la radio du même nom.
Le featuring Josh Homme & Norah Jones : un geste artistique dans l’air du temps
Cette collaboration s’inscrit dans une tendance plus large : celle des artistes contemporains qui revisitent les standards avec un décalage roots très chic. On pense notamment à Thomas Dutronc, qui avait repris “La Vie en Rose” avec Billy Gibbons de ZZ Top dans son album Frenchy. Mais on peut également citer le guitariste et chanteur du groupe mondial Dire Straits, Mark Knopfler qui s’adonne parfois au blue, à la country et à des balades proches du style crooner. Même esprit : un pont entre deux mondes, une élégance sans apprêt, un clin d’œil complice à l’histoire de la chanson.
Norah Jones et Josh Homme, chacun à leur manière, perpétuent cette tradition : rendre hommage sans imiter, moderniser sans trahir, surprendre sans provoquer.
Un duo inattendu, mais finalement évident. Un moment suspendu. Un standard réinventé. Et une preuve supplémentaire que la musique, quand elle est sincère et mélodique, transcende les styles et les genres.










