Interview | Gregory Porter : Le destin d’un crooner passionné par Nat King Cole
Gregory Porter, raconte sa passion pour Nat King Cole au cours d’une interview portrait dans Crooner And Friends
À l’occasion de la réédition vinyle des 10 ans de son album culte « Take Me to the Alley », on retrace le parcours hors norme de Gregory Porter. Interview Portrait d’un colosse au cœur d’or et à la voix de velours.
Podcasts de l'interview de Gregory Porter dans Crooner And Friends
Gregory Porter : Un album vinyle anniversaire pour l'ensemble de sa carrière
Gregory Porter révèle pourquoi le titre "Unforgettable" de Nat King Cole est resté intouchable
Gregory Porter : Nat King Cole, Armstrong, Ellington... L'histoire secrète des légendes du jazz
Sinatra, Lou Rawls, Ray Charles... Les maîtres de Gregory Porter
Une semaine de rendez-vous avec Grégory Porter qui n’a de cesse de parler de son idole Nat King Cole et même d’un sujet méconnu du grand public : celui d’une tradition noire américaine des grands artistes de l’époque, de Louis Armstrong à Duke Ellington, de Cab Calloway à Nat King Cole : leur appartenance à des sociétés secrètes de la Franc Maçonnerie réservée aux artistes noirs américains.
Avec sa silhouette imposante, son éternelle casquette enveloppant une partie de son visage et, surtout, ce timbre de baryton d’une chaleur immédiatement reconnaissable, Gregory Porter est aujourd’hui une figure incontournable de l’antenne de Crooner Radio. Pourtant, rien ne prédestinait ce natif de Sacramento à devenir l’un des grands ambassadeurs de la grande variété internationale contemporaine.
Alors que l’on célèbre les dix ans de son chef-d’œuvre « Take Me to the Alley » avec une superbe édition en microsillon, plongeons dans l’histoire d’un homme qui a transformé les épreuves de la vie en musique (sa relation avec son père, la figure de Nat comme une voix chaude et rassurante…).
Frank Sinatra et bien d’autres voix charismatiques font partie de son panthéon personnel avec, une tradition dans l’émission de Jean-Baptiste Tuzet : la passion musicale cachée et coupable de l’artiste Grégory Porter, attention c’est de l’inattendu puisqu’il s’agit de la chanteuse américaine…Katy Perry !
Du rêve brisé des terrains de sport aux clubs de jazz : un destin presque similaire a celui du chanteur mondial Julio Iglésias
Né en Californie en 1971, Gregory Porter grandit à Bakersfield au sein d’une famille nombreuse. Élevé par une mère pasteure, il baigne dès son plus jeune âge dans l’ambiance fervente et habitée des chants de l’église.
Pourtant, sa première passion est athlétique. Doté d’un physique impressionnant, il décroche une bourse d’études pour jouer au football américain à la prestigieuse université d’État de San Diego. Mais le destin en décide autrement : une grave blessure à l’épaule met un terme définitif à ses ambitions sportives. Éloigné des terrains, le jeune homme se tourne alors vers son autre refuge : la musique. Autre exemple de fulgurante transition du foot à la chanson : le crooner latino international Julio Iglésias, joueur de football à la base et sa carrière devenue mondiale.
L’esprit de Nat King Cole et la révélation tardive
Le deuil de sa carrière sportive est suivi par une autre épreuve douloureuse : la perte de sa mère. C’est elle qui, sur son lit de mort, lui souffle les mots qui changeront sa vie :
« Gregory, chante ! »
Inspiré par les disques de Nat King Cole dont la voix chaude et rassurante a bercé son enfance (au point de lui dédier plus tard un spectacle et un album hommage), il commence à fréquenter régulièrement les clubs de jazz. C’est à New York, alors qu’il travaille comme chef cuisinier dans le restaurant de son frère tout en se produisant sur scène le soir, que le miracle se produit.
Gregory Porter est une révélation tardive. Lorsqu’il sort son premier album, Water, en 2010, il a déjà près de 40 ans. Mais la maturité de son écriture et la profondeur de sa voix séduisent immédiatement le public.
« Je ne cherche pas à être un puriste du jazz. Je chante la soul, le gospel, le blues, la pop et le jazz parce que c’est ce qui m’a construit. » — Gregory Porter
La consécration artistique
En quelques années, le succès devient mondial. Le triomphe de Liquid Spirit en 2013 lui apporte son premier Grammy Award et l’impose comme le crooner de sa génération, mais avec une acception moderne, lui permettant par exemple de passer sur les Hits radios, prouvant qu’il est capable de toucher toutes les générations. Son style unique — ce mélange de sophistication digne des crooners que l’on aime à diffuser et de ferveur gospel/soul — devient sa marque de fabrique.

C’est en 2016 que sort « Take Me to the Alley », un album profondément humaniste écrit en grande partie sur la route, alors qu’il commence à assoir sa notoriété. Cet opus, qui décrochera lui aussi un Grammy, consacrant définitivement son statut.
Un anniversaire en vinyle pour un artiste intemporel
Dix ans plus tard, en 2026, l’aura de Gregory Porter reste intacte. La réédition en vinyle de cet album n’est pas seulement un plaisir pour les audiophiles ; elle est le symbole d’une carrière bâtie sur la sincérité, la résilience et l’élégance. Une trajectoire unique que nous sommes fiers de mettre en avant chaque jour sur Crooner Radio.
Interview | Gregory Porter : Le destin d’un crooner passionné par Nat King Cole
Gregory Porter, raconte sa passion pour Nat King Cole au cours d’une interview portrait dans Crooner And Friends
À l’occasion de la réédition vinyle des 10 ans de son album culte « Take Me to the Alley », on retrace le parcours hors norme de Gregory Porter. Interview Portrait d’un colosse au cœur d’or et à la voix de velours.
Podcasts de l'interview de Gregory Porter dans Crooner And Friends
Gregory Porter : Un album vinyle anniversaire pour l'ensemble de sa carrière
Gregory Porter révèle pourquoi le titre "Unforgettable" de Nat King Cole est resté intouchable
Gregory Porter : Nat King Cole, Armstrong, Ellington... L'histoire secrète des légendes du jazz
Sinatra, Lou Rawls, Ray Charles... Les maîtres de Gregory Porter
Une semaine de rendez-vous avec Grégory Porter qui n’a de cesse de parler de son idole Nat King Cole et même d’un sujet méconnu du grand public : celui d’une tradition noire américaine des grands artistes de l’époque, de Louis Armstrong à Duke Ellington, de Cab Calloway à Nat King Cole : leur appartenance à des sociétés secrètes de la Franc Maçonnerie réservée aux artistes noirs américains.
Avec sa silhouette imposante, son éternelle casquette enveloppant une partie de son visage et, surtout, ce timbre de baryton d’une chaleur immédiatement reconnaissable, Gregory Porter est aujourd’hui une figure incontournable de l’antenne de Crooner Radio. Pourtant, rien ne prédestinait ce natif de Sacramento à devenir l’un des grands ambassadeurs de la grande variété internationale contemporaine.
Alors que l’on célèbre les dix ans de son chef-d’œuvre « Take Me to the Alley » avec une superbe édition en microsillon, plongeons dans l’histoire d’un homme qui a transformé les épreuves de la vie en musique (sa relation avec son père, la figure de Nat comme une voix chaude et rassurante…).
Frank Sinatra et bien d’autres voix charismatiques font partie de son panthéon personnel avec, une tradition dans l’émission de Jean-Baptiste Tuzet : la passion musicale cachée et coupable de l’artiste Grégory Porter, attention c’est de l’inattendu puisqu’il s’agit de la chanteuse américaine…Katy Perry !
Du rêve brisé des terrains de sport aux clubs de jazz : un destin presque similaire a celui du chanteur mondial Julio Iglésias
Né en Californie en 1971, Gregory Porter grandit à Bakersfield au sein d’une famille nombreuse. Élevé par une mère pasteure, il baigne dès son plus jeune âge dans l’ambiance fervente et habitée des chants de l’église.
Pourtant, sa première passion est athlétique. Doté d’un physique impressionnant, il décroche une bourse d’études pour jouer au football américain à la prestigieuse université d’État de San Diego. Mais le destin en décide autrement : une grave blessure à l’épaule met un terme définitif à ses ambitions sportives. Éloigné des terrains, le jeune homme se tourne alors vers son autre refuge : la musique. Autre exemple de fulgurante transition du foot à la chanson : le crooner latino international Julio Iglésias, joueur de football à la base et sa carrière devenue mondiale.
L’esprit de Nat King Cole et la révélation tardive
Le deuil de sa carrière sportive est suivi par une autre épreuve douloureuse : la perte de sa mère. C’est elle qui, sur son lit de mort, lui souffle les mots qui changeront sa vie :
« Gregory, chante ! »
Inspiré par les disques de Nat King Cole dont la voix chaude et rassurante a bercé son enfance (au point de lui dédier plus tard un spectacle et un album hommage), il commence à fréquenter régulièrement les clubs de jazz. C’est à New York, alors qu’il travaille comme chef cuisinier dans le restaurant de son frère tout en se produisant sur scène le soir, que le miracle se produit.
Gregory Porter est une révélation tardive. Lorsqu’il sort son premier album, Water, en 2010, il a déjà près de 40 ans. Mais la maturité de son écriture et la profondeur de sa voix séduisent immédiatement le public.
« Je ne cherche pas à être un puriste du jazz. Je chante la soul, le gospel, le blues, la pop et le jazz parce que c’est ce qui m’a construit. » — Gregory Porter
La consécration artistique
En quelques années, le succès devient mondial. Le triomphe de Liquid Spirit en 2013 lui apporte son premier Grammy Award et l’impose comme le crooner de sa génération, mais avec une acception moderne, lui permettant par exemple de passer sur les Hits radios, prouvant qu’il est capable de toucher toutes les générations. Son style unique — ce mélange de sophistication digne des crooners que l’on aime à diffuser et de ferveur gospel/soul — devient sa marque de fabrique.

C’est en 2016 que sort « Take Me to the Alley », un album profondément humaniste écrit en grande partie sur la route, alors qu’il commence à assoir sa notoriété. Cet opus, qui décrochera lui aussi un Grammy, consacrant définitivement son statut.
Un anniversaire en vinyle pour un artiste intemporel
Dix ans plus tard, en 2026, l’aura de Gregory Porter reste intacte. La réédition en vinyle de cet album n’est pas seulement un plaisir pour les audiophiles ; elle est le symbole d’une carrière bâtie sur la sincérité, la résilience et l’élégance. Une trajectoire unique que nous sommes fiers de mettre en avant chaque jour sur Crooner Radio.









